Comment corriger le kératocône avec des lentilles de contact ?

kératocône

Publié le : 19 juillet 20237 mins de lecture

Cette pathologie de l’œil se manifeste par un amincissement de la cornée. Un sujet atteint de cette maladie présente des troubles de la vision. De plus, la déformation de la cornée évolue dans le temps. Les premiers symptômes apparaissent généralement à la puberté. Pour améliorer l’acuité visuelle du patient, le port de lentilles rigides représente la meilleure solution. Par contre, ces lentilles ne guérissent pas la maladie.

De quoi s’agit-il exactement ?

Cette maladie de l’œil se caractérise par un amincissement de la cornée. Cette dernière possède naturellement une forme sphérique. En contractant la maladie, elle prend une forme irrégulière et conique. En France, la pathologie concernerait une personne sur 500. Cette déformation de la cornée se poursuit progressivement jusqu’à ce qu’elle devient un obstacle à la vision.

Les scientifiques identifient quatre stades de l’évolution de cette maladie :

  • stade débutant : le patient commence à ressentir de l’inconfort visuel et la baisse de son acuité.
  • stade modéré : le sujet souffre de myopie aggravée et d’astigmatisme.
  • stade modéré avancé : les troubles visuels s’aggravent, tandis que la déformation de la cornée devient visible.
  • stade sévère : la cornée s’amincit et perd sa transparence.

Lorsque la maladie se situe à un stade 1 à 3, le spécialiste recommande la correction par lentille comme solution. Les patients peuvent en trouver sur des sites comme dencott.com.

Symptômes

Les premiers symptômes apparaissent à la puberté. Néanmoins, cela n’exclut pas une manifestation à l’âge adulte. Lorsqu’elle se déclare tôt, les risques d’atteindre la forme sévère sont élevés.

Dans 90% des cas, cette pathologie touche les deux yeux. Les sujets atteints ressentent une sensation de brouillard. Leur vision devient floue et déformée. Dans ce sens, un objet peut apparaitre en double. Certains patients souffrent également d’une sensibilité à la lumière, tandis que d’autres sont sujets à des larmoiements.

Origines

Les théories actuelles suggèrent cinq facteurs à l’origine de cette maladie :

  • atopie ;
  • hérédité ;
  • anomalies chromosomiques ;
  • contraintes mécaniques ;
  • altérations du tissu conjonctif.

Le risque de contracter cette maladie se situe à moins de 10% pour la descendance si l’un des parents uniquement est porteur. Par contre, ce chiffre augmente à 20% chez les descendants de parents consanguins.

Comment la lentille corrige-t-elle cette maladie ?

Avant même d’envisager le port de lentille, le diagnostic de l’ophtalmologiste est nécessaire. Son examen se concentre sur l’évolution de l’amincissement cornéen et de l’astigmatisme.

Grâce à sa perméabilité à l’oxygène, la lentille rigide compense les irrégularités à la surface de l’œil. Ceci contribue à une amélioration de l’acuité visuelle. Ainsi, elle représente la meilleure solution pour corriger cette pathologie.

L’ophtalmologue décide de l’adaptation suite à une topographie cornéenne. À l’issue de l’analyse, il choisit la lentille rigide qui est adaptée à la cornée du patient. Plusieurs lentilles rigides sont destinées à corriger uniquement cette maladie. Les différences entre elles se situent au niveau du rayon, du diamètre et de la géométrie.

Et si la lentille ne convient pas au patient ? Pour éviter cette situation, le spécialiste lance plusieurs essais jusqu’à ce que le sujet trouve le confort. L’apparition d’une gêne au niveau de la paupière n’est pas rare. Certains peuvent même ressentir de légers spasmes et des larmoiements. Cependant, le patient s’habitue aux lentilles rigides au bout de deux à trois semaines.

À noter que la lentille n’a pas vocation à guérir le kératocône ou à ralentir son évolution. Son objectif consiste à offrir une vision nette à l’œil du sujet. C’est pourquoi un renouvèlement des lentilles doit se faire tous les ans. Si la maladie évolue rapidement, ce changement peut même intervenir avant.

Quelle lentille pour corriger cette maladie ?

Lorsque le kératocône atteint un stade modéré ou avancé, la correction par le port de lunettes n’est plus possible. Aux premiers stades, les sujets souffrant de cette maladie doivent changer leurs lunettes régulièrement.

Lorsque la maladie évolue, les lunettes n’offrent plus une acuité satisfaisante. De plus, l’évolution de la pathologie s’accélère lorsque le patient se frotte régulièrement les yeux.

Dans cette situation, les lentilles représentent la solution idéale. Le type de lentilles à adopter dépend de la présentation de la maladie et de son stade.

Les lentilles rigides

Cette maladie entraine une irrégularité à la surface de la cornée. L’ophtalmologue recommande cette solution lorsque les lunettes et les lentilles souples ne peuvent plus corriger les dégâts causés par cette pathologie.

Avec une lentille rigide (LRPG), les larmes qui se trouvent entre elle et l’œil contribuent à l’amélioration de l’acuité visuelle. Plusieurs formes de lentilles existent sur le marché et le choix dépend du stade de la maladie.

Lentilles souples

Lorsque la maladie se trouve à un stade débutant, le spécialiste peut recommander ce type de lentille. C’est surtout le cas lorsque le patient ne supporte pas les lentilles rigides.

Lentilles hybrides

Comme son nom l’indique, cette lentille combine deux caractéristiques des deux précédents. Le centre utilise le même matériau rigide qui est perméable à l’oxygène. De son côté, la partie périphérique est très souple. De ce fait, la lentille hybride combine le confort et la performance visuelle.

Elles sont recommandées chez les personnes qui effectuent des activités spécifiques comme le sport.

Les lentilles sclérales

Lorsque la cornée se déforme et adopte une forme irrégulière et complexe, les spécialistes recommandent la lentille sclérale. Elle n’entre pas en contact avec la cornée.

Son confort est égal à celui d’une lentille souple. Néanmoins, l’oxygénation de la cornée arrive rapidement par rapport au modèle rigide.


Plan du site